Le clou par lui même

Un clou peut avoir plusieurs « formes » extérieures (enveloppe), plusieurs familles, plusieurs noms. Il peut être usiné ou forgé…

 

Neuf, il présente déjà une enveloppe construite. S’il a déjà été ‘’utilisé’’, son enveloppe trahit davantage la mémoire d’un vécu mais aussi « le mouvement actif qui ‘’le’’ met en contact avec une partie de lui-même aussi bien qu’avec l’autre ».

 

Il peut  être neuf ou vieux, en bon ou mauvais état, avoir réalisé sa fonction première, être allé au bout de sa destinée, ou pas. Mais a t il déjà cette sorte d’humanité que nous confère l’ expérience, l’ expérimentation d’ une partie de vie ? C’est cet aspect qui m’intéresse.

 

L’existence du clou, ce qu’il nous donne à voir.

 

De par son existence, le clou a construit ou a subit sa propre histoire, repérable à son apparence ‘’superficielle’’.

 

Ce Clou porte les traces du temps (éclats, rouille…). Elles sont visibles et correspondent à une certaine « expérience » de vie (clous tordus, cassés, éraflés…). On peut les considérer comme autant de marques, de blessures,  de souvenirs mémorisés.

 

Ces marques représentent la patine du temps que l’on doit décoder comme autant de langages propre au vécu de chaque chose comme de chaque être. De là découle une nouvelle notion : celle de l’enveloppe, protectrice et secrète de son passé, son intimité fonctionnelle, et « frontière du Moi ».

 

De la notion de l’enveloppe découle une certaine personnalité, une notion tactile appréhendée automatiquement par l’œil, « stimulus visuel »  en référence mimétique à  nos propres souvenirs.